Casablanca s’apprête à accueillir la première édition d’Afric’Artech, les 29 et 30 janvier 2026, un rendez‑vous qui promet de transformer la capitale économique en laboratoire à ciel ouvert pour la créativité numérique africaine. Plus de 1 500 artistes, innovateurs et chercheurs venus de différents pays du continent et de la diaspora y sont attendus, avec l’ambition de mettre en lumière l’énergie créatrice de la jeunesse africaine dans les domaines des arts, de la culture, de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes, réunis dans un même espace où l’imaginaire artistique rencontre l’innovation technologique.
Afric’Artech propose un programme riche, articulé autour de performances artistiques numériques, de dispositifs de réalité virtuelle et augmentée, de rencontres professionnelles et d’ateliers destinés aux étudiants, aux entrepreneurs et aux acteurs culturels. Ce mélange entre dimensions esthétique, scientifique et entrepreneuriale donne à l’événement une identité hybride : les participants ne se contentent pas de présenter leurs projets, ils débattent aussi des enjeux éthiques et réglementaires liés à l’usage de l’intelligence artificielle dans les arts et les industries créatives, ainsi que des moyens de transformer ces outils en opportunités de développement plutôt qu’en sources de nouvelles fractures numériques sur le continent.
Le choix de Casablanca pour abriter cette première édition est lourd de sens, tant la ville conjugue infrastructures numériques en expansion et vitalité de la scène culturelle et artistique. Il contribue à renforcer l’image du Maroc comme plateforme régionale de l’innovation et de la création numériques, capable de relier les initiatives locales à des réseaux africains et internationaux plus vastes, et d’ouvrir un débat sérieux sur la place de l’Afrique dans la cartographie mondiale de l’innovation. L’événement offre également aux acteurs marocains – artistes, développeurs de jeux, ingénieurs et start-up – l’occasion de présenter leurs expériences et de tisser de nouveaux partenariats au‑delà des frontières.
À travers ce rendez‑vous, les regards se tournent vers un avenir où les arts numériques et l’intelligence artificielle deviendront partie intégrante de l’identité culturelle du continent, plutôt que de simples outils importés des grands centres technologiques. Afric’Artech apparaît ainsi comme bien plus qu’une manifestation ponctuelle : c’est une tentative de forger un nouveau récit sur l’Afrique numérique, une Afrique qui produit ses propres contenus, développe ses solutions technologiques et mobilise l’imaginaire de ses artistes et chercheurs pour construire une présence différente dans un monde en mutation rapide.